Par Sabine | 2 commentaires
Catégorie : | Mots clé : hospitalisation ,
A quand un week end au calme?
Après des impératifs stressants au boulot, je voulais juste me reposer et profiter de mon week-end avec mes loulous et mon mari. Mais mon fils de 15 mois en a décidé autrement. Samedi vers 21h00, juste au moment du dodo, mes enfants décident de faire une partie de «celui qui rigole le plus fort ». Mais la malédiction du coin de lit a frappé ! Mon fils l’a vu de bien trop près. Bilan : une joue ouverte sur 3 centimètres. Du coup (c’est le cas de le dire) direction les urgences où il n’y avait quasi personne (tout le monde était devant la star-ac ou presque). Après un petit « shoote au gaz » et une anesthésie locale voilà mon petit pirate balafré. Le lendemain on regarde de près cette nouvelle fermeture éclair qui se présentait sous un bel aspect. Mais cela aurait été trop beau. Dans la soirée de dimanche, petite montée de température que l’on pense enrayer rapidement avec un suppo classique. Mais surprise, lundi matin, mon pirate ressemblait à « Eléphant baby ». Sa joue avait doublé de volume. Après une consultation illico presto chez le médecin traitant celui-ci nous renvoie aux urgences où une équipe d’enfer nous prend en charge. Au passage, je salue le médecin (d’une gentillesse et vraiment à l’écoute les parents) ainsi que les infirmières (qui rentraient discrètement dans notre chambre pour respecter le sommeil de mon fils). Après avoir vécu quelques minutes douloureuses entre les mains du médecin le temps de soigner l’infection, mon fils se retrouve perfusé pour un traitement antibiotique. L’hospitalisation a duré 4 jours : les 2 premiers se sont bien passés mais au troisième c’est plus chaud pour moi. Mon pirate a repris des forces et je commence à perdre les nerfs. Avec cette punaise de « perf » qui suit mon fils partout, son périmètre d’action n’est pas bien grand ! Pas moyen de le quitter d’un centimètre ! Le jeudi, enfin, les médecins permettent de le débrancher. Ouf, il ne s’en sort qu’avec sa blessure de guerre mais franchement un petit rien peut vite se transformer en cauchemar. La bonne nouvelle, c’est que dans notre région, le système de santé est performant. Nous avons été accueillis, rassurés, soignés, aidés, soutenus par des équipes médicales qui adorent leur métier et ça se voit. Eux aussi ont des soucis de gestion, d’organisation, de remplacement par manque de personnel. Je le sais, mais je ne l’ai pas ressenti. Ils ont eu l’extrême délicatesse de marquer sur leur blouse « en grève » alors que les soins ne l’étaient pas. Je sais aussi que ce petit « séjour » de 4 jours n’est rien à côté des longues semaines que vivent les familles au chevet de grands malades. Là, il faut énormément de patience, de courage et de force pour supporter cela au quotidien. En vivant les choses de près, on comprend mieux le désarroi de certains… Heureusement ce week-end et cette semaine blouse blanche ne sont déjà plus qu’un mauvais souvenir pour nous… jusqu’aux prochaines cascades de notre pirate car quelque chose me dit que nous n’en sommes qu’au début…
Par peg | Il y a 4 ans 5 mois |
Par Tania | Il y a 4 ans 5 mois |






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