Par Nichols | 2 commentaires
Catégorie : | Mots clé : education ,
Désaccords éducatifs...

Nos désaccords éducatifs seraient-ils un tue-l’amour ? Parfois, je ne suis pas loin de le penser. Ça l’a été avec la mère de mes deux premiers enfants. De temps en temps, aujourd’hui, c’est latent. Que sont ces « désaccords éducatifs » et pourquoi sont-ils parfois si difficile à surmonter ? L’éducation de nos enfants, c’est la nôtre avant tout ; en tout cas un dérivé de ce que l’on s’est pris dans les dents pendant… aujourd’hui encore et… demain sans doute. Ce dérivé est pour certains une forme de « reproduction », pour d’autres une « copie conforme » de leur propre éducation parentale. Très souvent pourtant, ce dérivé prend les teintes d’une réaction épidermique à l’encontre de ce même modèle. Et pour compliquer l’ensemble, cela évolue parfois avec l’âge. On peut donc dire qu’il y a autant d’éducation qu’il y a d’individu. Dans ce contexte, il est non seulement difficile d’être d’accord les uns avec les autres mais il est d’autant plus difficile d’admettre que cet autre se déclare détenteur de ce qui « doit se faire » en la matière. On le sait, il peut s’agir de désaccords sur des broutilles. En apparence… parce que, ce qui semble être un détail pour l’un vient parfois toucher, contre toute attente, un nœud chez l’autre. Alors on fait quoi ? Vous faites quoi, vous ? Que fait-on quand on ne comprend plus l’autre, plus précisément quand on ne le suit plus dans ses arguments tant ils nous semblent étrangers à tout repère personnel ? Certains capitulent, les hommes souvent, laissant avec une forme de lâcheté les prérogatives éducatives à l’autre, feignant de s’y soumettre laissant tourner au vinaigre les conséquences de cette situation pour mieux jouer les pompiers plus tard auprès de leurs enfants. Tu sais comment est « ta mère » ! Ça c’est tout « ton père » ! Etc.… Cette lâcheté est moins courante dans une famille dite « recomposée ». Parce qu’un père ou une mère amputé d’un quotidien avec ses propres enfants, soit les abandonne (à des degrés divers), soit ne les lâche plus ! Le péremptoire « Quand MES enfants sont là, JE les éduque » ne laisse plus beaucoup d’indulgence envers les méthodes du nouvel arrivant. Si ces méthodes s’opposent, la situation promet de devenir rapidement explosive. Alors on fait quoi ? Vous faites quoi, vous ? En écrivant ces lignes, je me dis que dans le cadre d’une famille recomposée, des deux adultes, aucun n’est obligé de souscrire aux méthodes de l’autre pour peu qu’il n’est pas directement à en subir les conséquences. S’il n’y a pas d’enfant commun, l’un comme l’autre à intérêt à observer, à défaut de souplesse, une certaine distance en prenant soin d’identifier et de délimiter assez rapidement son territoire éducatif voire… son territoire tout court ! S’il y a un enfant commun… eh bien, je passe, le mien n’a qu’un an !

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Par Vindicien | Il y a 3 ans 7 mois |

Éduquer un enfant est la chose la plus difficile et une expérience quasi perpétuelle. Fait-on le bon choix ? Fallait-il fesser ? Fallait-il crier ? Fallait-il laisser passer ? Et ces questions sont d'autant plus présentent qu'il y a d'enfant dans la famille... car, au sein d'une même famille, plus il y a d'enfants, plus il y aura d'attitudes différentes à avoir... c'est ce qui fait toute la difficulté du «bien» éduquer ! Quoi qu'on puisse se poser la question de savoir s'il peut exister un «bien» éduquer. Quoi qu'il en soit, l'éducation d'un enfant doit être partagée par les deux parents et les différents en la matière, jamais affichés devant les enfants. Le principe étant le suivant : on en discute après entre adultes ! Pas toujours facile, en fait, à mettre en pratique ! Bien qu'encore assez jeune, j'ai été élevé selon les préceptes des générations d'antan ! L'obéissance s'obtenant à grand renfort de fessées, voir de ceinturon lorsque ma résistance se faisait trop forte (et qu'est-ce que je pouvais résister !). Aujourd'hui, il m'en reste une éducation stricte et sévère... entendez par là, que je ne dis pas trois fois la même chose et qu'une demande de ma part appelle d'obtempérer dans les secondes qui suivent. À la maison, il n'y a ni martinet, ni baguette et le ceinturon reste bien sagement autour de ma taille... ma main est bien assez large pour se faire comprendre. Mais, il me répugne à l'utiliser... je préfère la discussion ! Peut-être ma façon d'adapter le système éducatif de mes parents (mon père ne m'a jamais fessé... rien que sa corpulence paysanne et la largeur de ses mains suffisaient à me remettre à ma place -au moins jusqu'au sortir de l'adolescence -). Je donne donc le choix entre deux options, celle qui suit le «droit» chemin et celle qui relève de la bêtise... à mes enfants de choisir ! Pour peu qu'ils fassent le bon choix. Au début, ils se sont essayés (ou s'essaie encore pour le plus jeune) à choisir la voie de la «bêtise» : ma réponse étant immédiate, ils savent désormais à quoi s'en tenir et l'usage de la fessée devient bien plus rare. Le choix étant toujours offert, entre obéir et désobéir. Mais je dois admettre qu'il m'est parfois lourd d'être toujours celui qui interdit, celui qui sanctionne. Ma femme, elle, préfère crier (sans résultat, le plus souvent) et finit par s'énerver... À ce moment-là la mayonnaise monte et la moutarde envahit toutes les narines.... Je dois donc parvenir à calmer tout le monde tout en campant dans la fermeté. Mais, jamais, ni elle, ni moi ne nous contredisons. Nous avons eu des différents (et en auront certainement encore) sur la sanction ou l'attitude qu'il fallait avoir face à la désobéissance de nos enfants, mais nous les avons toujours réglés en coulisses, entre nous ! Je pense qu'être exigent n'est pas un luxe, mais une nécessité ! Soit, la perfection n'existe pas, mais tendre vers elle, c'est déjà parvenir à l'atteindre. Il y a des règles de vie ! Des lois, tant au sein de la cellule familiale que dans la société. Le respect de celles-ci est la garantie d'un bon équilibre, l'assurance d'une vie heureuse entre Égalité, Liberté et Fraternité et le meilleur moyen de se réaliser pleinement, d'aller au bout de ses rêves, de ses aspirations. Lorsque l'on fait preuve d'autorité, c'est ce que l'on doit viser... l'intérêt de l'enfant, son devenir social, sa bonne place dans l'arborescence sociale locale. Je ne dirai pas, peu importe les moyens mis en œuvre, car c'est laisser la porte grande ouverte aux dérives et excès de tout bord, mais le résultat prime et si pour y parvenir, dans certains cas, et avec certains caractères, il faut faire appel à la fessée... et bien pourquoi pas ! On ne peut laisser un enfant franchir sans cesse la ligne blanche ! Le respect des lois et des codes n'est pas une gageure... mais une question de salut, de civilité, voire dans quelques cas de salubrité publique ! Mais, l'éducation doit se faire à deux voix et deux voix à l'unisson... afin de ne pas permettre la moindre tentative de manipulation de la part de l'enfant (toujours prompt à utiliser les moindres faiblesses parentales). Le juste milieu, la bonne dose... très difficile de les trouver ! Mais ce qui fait la force en éducation, justement, c'est de pouvoir confronter ses jugements, ses choix avec l'autre afin, le moment venu, de trouver la meilleure réponse possible, même si celle-ci ne sera jamais La solution. On ne peut pas toujours être d'accord, même si face à nos enfants nous laissons paraître le contraire. On en revient toujours aux mêmes principes : dialogues, échanges et mise en commun de nos différents. On ne peut vivre en couple chacun de son côté, à sa façon... le partage se fait aussi dans les idées... afin de progresser et d'aller de l'avant. J'aime beaucoup l'idée de la main de velours dans un gant de fer ! En éducation, c'est cela : rester ferme et intransigeant tout en sachant être tendre et à l'écoute des besoins et des inquiétudes de l'autre. Mais, le plus important, me semble-t-il c'est que mon épouse partage cet vision et si désaccord il y avait... c'est que l'un ou l'autre à peut-être besoin de revoir sa copie... toujours pour mieux progresser. En fait, éduquer un enfant, ça s'apprend au jour le jour et sans cesse... et je ne sais même pas si l'on pourra, un jour, se dire que l'on a été de bons ou de mauvais éducateurs... N'oublions pas qu'un enfant ne nous appartient pas et qu'il est ce qu'il est que parce qu'il accepte de suivre le chemin sur lequel nous l'accompagnons. Rien ne dit qu'un jour, il ne décidera pas d'emprunter les chemins de traverse et ce malgré toute notre éducation.
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Par etyv | Il y a 4 ans 2 mois |

bonjour, j'adore ce site et vos "dissertations" aussi....tres interressantes vos annalyses j'en ai lues quelques une deja. je suis assez d'accord avec vous,mais vous avez oublié un truc....il y a ceux qui veulent PAS reproduire ce qu'ils ont vecu.... moi par exemple, et cela vas paraitre peut etre bizarre, j'ai toujours considéré que l'education que j'ai recue de ma mere était bonne (politesse, travail et honeteté....) sauf que sa methode etait plutot violente (et oui, il y a des parents qui s'exprime avec leurs poings) de ce fait je reproduit l'education recue, sauf qu'au lieu de frapper mes petits...je leur crient dessus! pas mieux je sais mais si je leur mets une fessé, saurait je m'arreter? poutant, et curieusement, mon papa (qui est en réalité mon beau pere, depuis que j'ai 3 ans) et qu'elqu'un qui m'a beaucoup aidée, en "protection parfois" mais comme "ils sont pas de toi ceux la" il l'as entendus des centaine de fois, il a pas pu faire grand chose... chacun son territoire ok mais quand meme...... me voila donc avec deux monstres adorables qui me "mange" un peu car la fessée est dangereuse,qui sont tout aussi poli que moi mais l'education n'est pas la meme. Je suis trop "exigente" avec eux parait il ! le papa de mes chers bambins et la en "secour" car l'education qu'il a recue etait tellement efficace qu'il peine a lire et ecrire.... l'education c'est moi pour mes enfants, il a donc le beau role (on repare avec papa, on fait de la moto avec papa et les calins aussi...)!!!!!! alors eduquer a deux c'est bien aussi, mais comme vous aimez vous les homme que vos enfants vous adore, ne seriez vous pas un peu lache en nous laissant le role d'education? on ne peut pas etre non plus tout a fais ok entre les deux parents, surtout si l'un et l'autre avons eu des educations tres differentes....trouver le juste milieu est difficile mais si personne ne baisse les bras se sont surtout nos enfants qui y gagnerons....enfin je pense
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