Par hey-cat | 3 commentaires
Catégorie : | Mots clé : Adolescence ,amour maternel ,chagrin ,deuil ,
Avant d'être des parents, nous avons été des enfants ...
Et ce, tous autant que nous sommes ... nous avons été, et sommes encore les enfants de quelqu'un Nous nous posons des questions sur nos enfants, pourquoi est-il comme ceci, pourquoi fait-il cela, est-ce normal, ...? Mais nous sommes-nous demandés comment nous étions à leurs âges ? Si nous étions faciles à vivre, révoltés, souriants, casse-cou, si nos parents à nous étaient fiers, fatigués de nous, s'ils avaient envie qu'on grandisse vite vite ....etc ...? Moi, je ne sais pas exactement comment j'étais. Juste "abandonnée" par ma mère, juste maltraitée par mon père et sa seconde épouse. Le reste de ma famille me décrit aujourd'hui comme une enfant renfermée, taciture, une ado renfrognée, pas accessible. Je me rappelle de colères terribles que je piquais à 15ans, révoltée par l'injustice que je croyais vivre ... Je me souviens de tout ça, et pourtant j'ai eu du mal à comprendre mon fils ... C'est plus facile aujourd'hui parce que j'arrive mieux à me "mettre à sa place", même si l'origine de nos malaises ne sont pas les mêmes. Et parce que j'arrive à me mettre à sa place, je voudrais pouvoir lui éviter un jour d'avoir à pleurer ma mort. Je sais que c'est dans l'ordre des choses, mais je suis tellement malheureuse de la disparition de "ma mère", cette femme si bonne qui m'a pris sous son aile à mes 17ans, qui m'a écoutée, conseillée, soutenue à mon entrée dans le monde des adultes, que je voudrais que mes enfants en soient épargnés, les protéger de ce chagrin immense. Bon je suis jeune, j'ai encore le temps, mais je suis dans la phase de deuil, et j'avoue, je broie du noir régulièrement.
Je me rappelle avoir détesté mon père, ma mère, et tous ceux autour de moi qui n'avaient pas l'air de me comprendre.
Je me rappelle encore que je ne savais pas comment exprimer mon mal-être, ni à qui le dire.
Il y a 20 ans de ça, de toute façon, les choses n'étaient pas comme aujourd'hui tournées vers les enfants, il me semble. Le planning familial émergeait à peine...
Je trouve encore que la vie est injuste de m'avoir pris si tôt une personne si chère à mon coeur, si nécessaire à mon équilibre. J'ai envie encore de me blottir dans ses bras, pour sentir sa chaleur m'envahir et m'apaiser, l'écouter et lui parler, me sentir comprise et en sécurité... tout ce qu'un enfant attend de ses parents...
Par chva | Il y a 3 ans 8 mois |
Par KIKI | Il y a 3 ans 8 mois |
Par loula128 | Il y a 3 ans 8 mois |







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